COUTERNON.

 

SITUATION.

 

Peuplée de 1919 habitants en 2018 (dernier recensement général INSEE), COUTERNON est une commune périurbaine de DIJON dont elle est distante de 8 km environ.

Situé à l’EST de l’agglomération dijonnaise, le territoire communal couvre 681 hectares et s’inscrit dans la plaine de la Vallée de la Tille.

COUTERNON appartient au Canton de DIJON 2. Les communes limitrophes sont VAROIS-ET-CHAIGNOT au Nord, ARC S/ TILLE à l’Est, QUETIGNY à l’Ouest, CHEVIGNY St SAUVEUR et BRESSEY S/ TILLE au Sud.

 

ORIGINES.

 

La première mention écrite d’un lieu habité à l’emplacement de COUTERNON se trouve dans le «Cartulaire»  (Recueil des chartes) de St Etienne de DIJON, en 801 (sous Charlemagne). Le sens initial du lieudit CORTANO est «le domaine d’Arno» (ARNO étant un patronyme germanique). De l’an 800 à 1789, COUTERNON fut un fief de l’abbaye St BENIGNE.

 

Au cours de cette longue période, les principales étapes de l’évolution du nom du village ont été les suivantes :

 

SANCTUS GERMANUS de CORTANO  en 801.

CURTIS ARNONIS  en 866.

CURTANONUS  en 870.

CURTEARNON en 1066.

CORTARNUM vers 1100.

CORTARNOU  en 1220.

CORTARNOULX vers 1260.

COUSTARNOUL en 1431.

CHAUTARNOT en 1546.

COUTERNOM en 1591.

COUTERNON en 1645.

COUSTERNON en 1684.

 

Ainsi, depuis plus de mille ans, une grande continuité s’est manifestée dans l’appellation de notre village.

 

QUELQUES ÉVÉNEMENTS ET PERSONNAGES CÉLÉBRÉS.

 

L’histoire de COUTERNON peut être reconstituée très succinctement grâce à trois ouvrages : « L’Encyclopédie de la Côte d’Or » de DENIZOT, manuscrit datant de 1728, la « Description du Duché de Bourgogne » (tome 2) de COUTEPEE et enfin « La ville et la campagne » de Gaston ROUPNEL.

L’existence de ce village remonte à des temps anciens et la gloire ne lui fait pas défaut. Dès 801 la première église, ce qui signifiait à l’époque le village, sous le vocable de SAINT-GERMAIN, puis de SAINT-BARTHELEMI, fut donnée par BETTO, Evêque de LANGRES à l’Abbaye de SAINT-ETIENNE de DIJON.

Situé en plaine à une lieue trois quarts de DIJON, COUTERNON n’était à cette époque constitué que de terres labourables et de prairies de diverses natures, sans aucun bois. La rivière de la NORGES, qui traversait le finage (1) se divisait en plusieurs branches de dérivation établies pour assainir les lieux et empêcher les inondations. Toute la partie Est était marécageuse, encore même au commencement du XVIIIe siècle, et ce, malgré les grands travaux déjà exécutés à cette époque.

En 1175, HUGUES, Duc de Bourgogne, cède à SAINT-BENIGNE tous les droits qu’il possédait à COUTERNON et, en 1233, Jean de THENISSEY donna à SAINT-ETIENNE tout ce qu’il avait. L’Abbé de SAINT-BENIGNE devint, avec le temps, le propriétaire le plus considérable et même le seigneur en toute justice.

Au cours des siècles, COUTERNON fut le lieu de résidence de nombreuses familles bourguignonnes célèbres. C’est ainsi que le 3 mai 1654, Philibert de la MARE, savant, Conseiller du Roi et Conseiller au Parlement de Bourgogne, Seigneur de CHEVIGNY, se rendit acquéreur d’un domaine appartenant auparavant à George BOURREE, Conseiller et Secrétaire du Roi. Ce domaine contenait environ 114 journaux (2) de terre et de soutires (3) de prés et se composait d’une maison entourée de douves avec parc et jardin, colombier, grange et cinq écuries.

L’année suivante Monsieur de la MARE acheta un autre domaine qui provenait de Claude BOUHARDET, Conseiller du Roi, auditeur à la Chambre des Comptes. Une fois ce domaine acquis, Monsieur de la MARE s’efforça de grouper autour de l’habitation, le plus de terrain possible ; il y arriva par de nouveaux achats et par des échanges avec divers propriétaires par exemple Antoine de BRETAGNE, seigneur de JUILLET, René FLEUTELOT, bourgeois de DIJON, le Curé GODART, Jean PERARD, Conseiller au Parlement de Bourgogne, etc... Monsieur de la MARE rassembla dans sa propriété une superbe et riche collection d’antiquités romaines, notamment plusieurs monuments anciens découverts à DIJON, à AUTUN, etc...

Au midi du château de la MARE dont elle dépendait, se trouvait une grande maison sans style, appartenant à Marguerite MOCHET, mère du Grand BOSSUET. L’illustre Evêque de MEAUX y passa souvent ses vacances.

La maison forte, achetée par Philibert de la MARE en 1654, fut transformée au XVIIIe siècle et reconstruite sous la forme d’un château de style LOUIS XV. Il fut habité, sous la Restauration, par la famille CHERVEAU.

En face de la maison de la MARE, une belle avenue de vieux arbres conduisait à un joli château, avec un parc dessiné par LE NOTRE. Construit en 1690, il a une façade LOUIS XIII du côté parc et une façade LOUIS XIV du côté du village. La légende veut qu’il fût tout d’abord un rendez-vous de chasse pour les gouverneurs de Bourgogne. Après la révolution, il fut agrandi par deux ailes et transformé intérieurement. L’escalier de la façade coté village qui était auparavant à double révolution comme celui de la façade coté parc fut remplacé par un escalier droit qu’agrémentent deux sphinx, sculptés peut-être en souvenir de la Campagne de BONAPARTE en Egypte.

Terminons cette évocation historique par une anecdote amusante rapportée par les historiens et grâce à laquelle les habitants de COUTERNON sont restés célèbres.

Les titres des gens de COUTERNON et leur sobriquet ont été établis d’une manière irréfutable dans une brochure intitulée « Eblouisseman dez haibitan de COTANON au seujai d’ein évoineman airivé dans ce villaige lequei loos é vailu le sôbriquai de Rébéti (4) ».Les habitants de COUTERNON voulurent déplacer leur église pour l’éloigner d’une vilenie « aivô lé code de poi de bôquin de Jean BIDAI le flamaçon » (5). Un étranger ayant, d’un coup de pied, envoyé l’objet au loin, pendant que les « Cotanos » tiraient sur la corde de laine, ils crurent avoir réussi. On raconte aussi que les habitants de COUTERNON possédaient deux statues de SAINT-BARTHELEMY, une de bois, une de pierre ; c’était une de trop. Ils ont jeté les deux statues dans la Norges et ils ont gardé « celle qui savait nager ». Plus sérieusement, l’appellation du village « CURTIS ARNONIS » en 866 a donné à ses habitants le nom de « Curtiarnonais ». Avec l’évolution du nom de la Commune en COUTERNON, les habitants s’appellent aujourd’hui des « Couternonais ».

 

CARACTÉRISTIQUES.

 

Population :

 

Depuis 1962, la croissance démographique est continue. En une quarantaine d’années, le nombre d’habitants a été multiplié par 7 en passant de 228 habitants en 1962 à 1515 en 1999. La plus forte croissance est enregistrée entre 1968 et 1975 (+ 8 % par an). Durant la dernière période inter censitaire, la croissance annuelle est plus faible mais reste très importante (+ 3,45 % par an) ; elle apporte 400 habitants supplémentaires en 10 ans.

 

La croissance démographique de 1962 à 1999 :

 

1962: 228

1968: 345

1975: 590

1982: 745

1990: 1116

1999: 1515

 

Organisation du territoire :

L’organisation spatiale du territoire communal de COUTERNON aujourd’hui est la suivante :

 

Un centre ancien :

Dans un site de plaine ne présentant aucune contrainte de relief, le bourg de COUTERNON a pris naissance sur les bords de la rivière la NORGES qui irrigue la commune selon un axe Nord-Sud. En position relativement centrale dans le territoire communal, ce bourg s’est développé et organisé au carrefour des deux départementales (RD 107d et RD 108).

 

Une urbanisation récente :

Cette urbanisation récente, uniquement composée de lotissements pavillonnaires, cerne aujourd’hui le bourg ancien. Elle s’est d’abord développée linéairement entre la RD 108 et la NORGES pour occuper aujourd’hui une bande Nord-Sud qui s’étend du cimetière au Nord à la zone artisanale implantée au Sud bien à l’écart du centre ancien.

Les constructions pavillonnaires ont ensuite étoffé l’enveloppe constructible de COUTERNON vers l’Ouest, à l’exception du secteur Sud-Ouest (zone agricole).

 

Un espace agricole :

Le reste du territoire est pour l’essentiel voué à l’activité agricole.

Il est occupé en majorité de cultures et caractérisé par l’absence de végétation.

Les seuls boisements existants et marquants dans le paysage de la commune, sont concentrés dans la partie Nord-Est du territoire. Ailleurs, les occupations végétales naturelles encore présentes sont les plantations bordant la rivière « la NORGES » et les cordons d’arbres, restes de la forêt communale qui constituait la lisière Nord du Grand Bois de CHEVIGNY St SAUVEUR.

 

 

Équipements d’infrastructure.

 

1. Voirie:

La Commune de COUTERNON est relativement bien desservie et très bien reliée à l’agglomération dijonnaise, d’où l’attractivité de la commune.

La RD107d qui rejoint l’ARC à l’ouest et BRESSEY-sur-TILLE au Sud-Est

La RD108 qui mène à QUETIGNY au Sud-Ouest

L’ARC qui relie DIJON à l’A. 31 accessible à partir du rond-point de l’A.31 au Nord. Ce dernier procure aux habitants un accès direct à cette autoroute qui rejoint l’A.6 au Sud et NANCY au Nord-Est.

A ces voies de communications principales, s’ajoute un petit réseau de voies communales et chemins ruraux desservants l’ensemble des lotissements et terres agricoles.

 

2. Eau potable:

 

Le réseau d’eau potable en place dessert l’ensemble des constructions. L’ossature principale est constituée par des conduites de 150 mm et 80 mm.

 

Les ressources en eau proviennent d’une tranchée drainante reliant entre eux les cinq puits de captage existants dans les alluvions de la rive gauche de la NORGES sur le territoire communal. L’eau est stockée dans un réservoir de 150 m3 situé au Nord du village le long de la Rue du Château. Les ressources en eau sont actuellement et dans l’avenir suffisantes pour faire face aux besoins. La dernière adduction de renforcement a été réalisée en 1995.

 

3. Assainissement:

La commune a réalisé d’importants investissements pour améliorer l’assainissement de ses eaux pluviales et eaux usées. Ainsi, aujourd’hui l’ensemble de l’urbanisation est assainie par l’intermédiaire d’un réseau séparatif. Les eaux pluviales sont rejetées dans la rivière « La NORGES » et les eaux usées sont acheminées et refoulées jusqu’à la station d’épuration de CHEVIGNY St SAUVEUR d’une capacité de 60000 équivalent habitant.

4. Morphologie:

Inscrit dans la plaine de la Vallée de la Tille, le territoire de COUTERNON se caractérise par l’absence de relief important. Les altitudes varient de 213 m au point le plus bas à environ 225 m.

On observe une très légère pente orientée Nord-Sud puisque les points hauts se trouvent le long de la RD 70 et une ligne de points cotés à 213 m suit la limite communale Sud. C’est coté Ouest que le territoire ondule légèrement. Le bourg se situe à une altitude d’environ 217 m.

 

5. Hydrologie:

La commune de COUTERNON est irriguée par quatre cours d’eau (une rivière et 3 ruisseaux) :

La rivière de la NORGES draine le territoire du Nord au Sud. Elle prend sa source dans le Nord Dijonnais à NORGES-La-VILLE pour rejoindre plus au Sud La Tille à hauteur de MAGNY S/ TILLE.

La NORGES déborde quelquefois de son lit mais à COUTERNON ces débordements ne concernent que les parties Nord-Est du territoire dans une zone naturelle. Les relevés des crues de 1955 et 1965 de la NORGES et de la TILLE donnent les limites du champ d’inondation de cette crue de période vraisemblablement centenaire. Les inondations touchent surtout le secteur situé au Nord de l’ARC.

 

 

Cette rivière donne naissance à l’Est du bourg de COUTERNON au ruisseau de la VIEILLE TILLE qui suit parallèlement la NORGES sur le territoire communal pour la rejoindre à nouveau sur CHEVIGNY St SAUVEUR.

La NORGES donne vie également, toujours à l’Est du bourg, au petit ruisseau « La FAUSSE RIVIERE » qui coule perpendiculairement à la rivière pendant quelques centaines de mètres.

Le ruisseau du Basmont longe la limite communale Sud-Ouest qui sépare COUTERNON de QUETIGNY. Il coule depuis la ferme du Bas-Mont à RUFFEY-Les-ECHIREY et se jette dans la NORGES au Moulin de Limprey au Sud de COUTERNON.

Autres composants du réseau hydrologique de COUTERNON les anciennes gravières situées au Sud-Est du territoire. Elles font parties des nombreuses gravières existant dans la Vallée de La Tille, issues d’une exploitation intensive des sables. A COUTERNON, elles sont propriétés communales et utilisées à des fins de loisirs (pêche) en location à des comités d’entreprises.

 

6. Géologie:

 

Toute la partie Est du territoire correspond à la Vallée TILLE-NORGES est constituée de terrains récents de formations quaternaires.

Le sous-sol est composé pour l’essentiel d’alluvions récentes ou très récentes argilo-limoneuses carbonatée plus au moins graveleuses, ou très graveleuses dans l’ancien Marais des Tilles, et par endroit humifères. A l’Ouest de la NORGES, on trouve des sous-sols de formations quaternaires, du pléistocène et également tertiaire. Le bourg de COUTERNON s’est développé sur une terrasse de 1-4 m argilo-limoneuse carbonatée. Ensuite une grande partie du territoire Ouest correspond à une terrasse de 5 - 8 m également limono-argileuse.

Au Sud-Ouest apparaît le conglomérat de DIJON (argile saumon) formation tertiaire qui domine à l’Est de DIJON.

Enfin le long du ruisseau du Bas-Mont, le sous-sol est constitué d’épandages récents et d’un remplissage mixte alluvial colluvial.

7. Activités:

En 1990, le nombre d’emplois sur la commune était de 136. Il a quelque peu augmenté cette dernière décennie, notamment avec l’extension du parc d’activité des Mardors mais l’offre d’emploi reste modérée.

Le Parc d’activités des Mardors concentre l’essentiel des entreprises de la commune.

Sur le territoire communal, la répartition par secteur d’activité s’opère comme suit :

  

Répartition du nombre d'établissements par activité:

Commerce:   13

Industrie:     12

Service:        17

Total:            42

 

Répartition des effectifs salariés par activité:

Commerce:   16

Industrie:     57

Service:        63

Total:          136